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  • 4 & 5 déc. - Guerre en performance dans la création littéraire

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  • Colloque international

    4 et 5 décembre 2014



    Succeptible d’être modifié



    La violence de la guerre, civile ou mondiale, met la parole et la langue du sujet à l’épreuve du dire : en ce sens, ce qui se trouve éprouvé dans l’expérience de la violence guerrière, c’est la dimension performative de la parole elle-même. De ce fait, il apparaît nécessaire de s’interroger d’abord sur la pertinence du terme de performance - et du mouvement de saisie du monde par la parole qu’il désigne -, à qualifier à la fois des œuvres artistiques et un usage de la parole qui traite de la violence historique.
    Est-il légitime de parler d’une performativité de la parole lorsque celle-ci se trouve au contact de la violence, et singulièrement de la violence des guerres ? Il est singulier que de nombreuses œuvres précisément qualifiées de « performances » - qu’on songe à celles de Tadeusz Kantor, ou aux expérimentations des actionnistes viennois – mettent en scène des difficultés à nommer, à dire, à faire mémoire, en somme à élaborer. Qu’en est-il de la puissance de la parole, lorsqu’il s’agit précisément d’œuvres-limites, où sont justement en jeu les difficultés de l’élaboration, voire l’échec du dire ? Lorsque celui-ci émane de l’expérience d’une catastrophe qui a pour effet de sortir le sujet de ses repères symboliques et imaginaires, la parole peut-elle en toute rigueur être dite performative ? Lorsque la parole se trouve prise dans une temporalité non causale, son énonciateur se trouvant dans ce hors temps qui est celui du traumatisme, la notion même de performativité n’est-elle pas à reconsidérer ?

     
     

    Comité scientifique
     
    • Annette Becker, université Paris Ouest (Pr)
    • Marvin Carlson (CUNY) (Pr)
    • David Lescot (université Paris Ouest) (Mcf)
    • Patrice Loraux (université Paris I) (Pr)
    • Martin Mégevand (université Paris 8) (Mcf)
    • Gregory Nagy (Harvard University) (Pr)
    • Jean-Michel Rey (Université Paris 8) (Pr)
     

     
    Intervenants :

    • Eliane Beaufils, (université Paris 8) - La guerre et la performance contemporaine en France.
    • Annette Becker, université Paris Ouest (sous réserve)
    • Marvin Carlson (CUNY) : sujet à préciser
    • Françoise Davoine (EHESS) – à partir de la trilogie de Pat Barker : réflexions sur la réactulisation d’une situation de guerre dans la cure analytique
    • Jean-Max Gaudillère (EHESS) – La mémoire qui n’oublie pas
    • Laurence Kahn (psychanalyste, ancienne présidente de l’Association psychanalytique de France), sujet à préciser
    • Jean-Pierre Klein (directeur fondateur de l’INECAT) – sujet à préciser
    • David Lescot (Université Paris Ouest) - sujet à préciser
    • Patrice Loraux (Université Paris I) – « l’engrenage ». Réflexions sur l’enclenchement et la performativité de la langue.
    • Charles Malamoud (EPHE), rituel et performance
    • Gregory Nagy (Harvard University) : sujet à préciser
    •  Jean-Michel Rey (Université Paris 8) – sur la performance dans le champ de l’économie.
     


     
    Contact : Martin Mégevand martin.megevand@univ-paris8.fr
     
     

     

    Ce colloque bénéficie d’une aide de l’ANR au titre du programme Investissements d’avenir (ANR-10-LABX-80-01)

     

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